Cinémathèque française, 27 avril 2016: à la découverte des origines du cinématographe

En cette belle journée, un peu fraîche mais ensoleillée, les lycéens de l'option Cinéma sont allés à Paris visiter le musée de la Cinémathèque française, créée grâce au travail et à la passion d'Henri Langlois.

Le guide, enjoué, dynamique et pédagogue, a su capter l'attention de tous, y compris d'autres visiteurs du musée qui ont provisoirement gonflé les rangs de notre option. 



De la lanterne magique à la 3D, en passant longuement par les inventions progressives de la fin du XIXème siècle, les élèves ont pu mieux comprendre la mise au point technique du cinéma. Mais ils ont aussi découvert les premières étapes de sa mutation en expression artistique, avec l'évocation du travail de Méliès, Chaplin, Murnau, Bunuel et Hitchcock.


Voici des extraits des notes prises par Maud pendant la visite qui rappellent quelques étapes de la chronologie de l'histoire du cinéma:

Au cours de notre virée à Paris, nous sommes allés visiter la cinémathèque.

La cinémathèque a été créée par Henri Langlois en 1936. Initialement, il voulait sauver le cinéma muet. La  conception de ce lieu permettrait de rassembler des films… en pellicule ! La pellicule peut en effet conserver un film pendant 1000 ans, soit 990 ans de plus qu’avec le numérique.  Il me semble d'ailleurs que [...] Spielberg réalise [encore] ses films sur de la pellicule. Ce support a été inventé par Edison en 1894. [...] 

Quant au cinéma, il a été inventé par les frères Lumières le 28 décembre 1895, date de la  première projection publique et payante dans un café. C’était alors [des petits films] de 50 secondes [dont un] dans lequel apparaissait un train. Petite anecdote, il semblerait que l’approche du train à l’intérieur du film aurait fait reculer les spectateurs par manque d’habitude de voir des images mouvantes.

En 1927, le cinéma devient parlant aux Etats-Unis [et les anciens films sont vite oubliés par le grand public]. Cela explique le fait que 80% des pellicules [premières décennies du cinéma] soient brûlées.

Pour comprendre la naissance du cinéma, nous allons remonter un peu le temps. En 1659, la  lumière de projection ["Lanterne magique"] apparaît au Pays-Bas. La tradition pour les colporteurs était de passer dans les rues afin de faire profiter à tout le monde de leurs images. Le but initial était de faire "voyager " les gens.

Après la Révolution française, ces lanternes de projection deviennent des lanternes de peur, qui répondent à la volonté des gens d’éprouver de nouvelles sensations. Robertson perfectionna le procédé, prétendant ensuite faire de la magie. [Les "fantasmagories"]

Un peu plus tard en 1752, la boite d’optique est créée. Cette invention avait pour but de montrer des images aux gens, qu’ils voyaient un par un en introduisant de la monnaie. Cela  était très apprécié car tous croyaient que l’authenticité de l’image qu’ils voyaient relevait du miracle.

En 1832, Joseph Plateau s’interroge sur la persistance rétinienne. Il réalise alors des  expériences avec le soleil qui le rendent malheureusement aveugle. Il crée cependant le phénakistiscope, qui fut en quelque sorte l’ancêtre du zootrope, conçu par William Horner en 1834. Le zootrope est une sorte de roue noire avec des fentes qui laissent voir différentes images. Lorsque l’on fait tourner la roue, les images apparaissent les unes après les autres de manière tellement rapide qu’on a l’impression qu’elle bouge. Cela est possible grâce à notre persistance rétinienne citée plus haut, faculté de l’œil qui fixe une image même une fois qu’on  ne la voit plus.

Dans les années 1870, le photographe Eadweard Muybridge fait évoluer les choses. Au début,  il cherchait à photographier nettement un cheval au galop. Puis, il aboutit à la photographie en 1/100e de secondes.

Edison quant à lui parvient à créer un mouvement de 20 secondes [en 1893. Mais ses films ne sont pas projetés, il faut les regarder dans une machine: le kinétoscope].

Malheureusement pour lui, les frères lumières mettent en place la projection avant lui [...]. Le cinéma [des frères Lumière] devient alors un cinéma documentaire, à l’exception de L’arroseur arrosé, premier film comique des frères lumières.

[...] Un peu plus tard, George Méliès invente [des nombreux effets spéciaux comme] la disparition, effet qui sera beaucoup exploité dans le monde du cinéma. George Méliès voit le cinéma comme de la magie, et cela lui amène de nombreuses demandes du public. Il réalise des féeries, et conçoit Le monde de Gulliver, qu’il doit réaliser en 2 fois (gros plans pour le géant, plans éloignés pour les lilliputiens).

Au début du XXe siècle, Gaumont et Pathé réalisent des serials. Les serials sont en fait des films en plusieurs épisodes, qui tenaient les spectateurs en haleine.

Aujourd’hui, de nombreux réalisateurs remercient Langlois pour son [travail de conservation qui a servi d'exemple partout dans le monde]. Par exemple, Hitchcock lui a envoyé la tête de mort de son film Psychose sans aucune information, ce qui a dans un premier temps rendu perplexe Henri Langlois ! Il ne faut pas oublier que ce "monument" a permis au cinéma d’être considéré comme un art à part entière. La cinémathèque est en quelque sorte la demeure spirituelle de tous les cinéastes.



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