Critiques de films, premier trimestre (année 2016/2017)

Déposez ici, en publiant un commentaire, vos critiques de films. Un film dans les salles en ce moment, ou un film découvert en dvd ou à la télé. Partagez votre vision du travail du cinéaste.

Aidez-vous des outils découverts dans vos cours d'option cinéma: Parlez de l'ambiance créée par la lumière, de la composition des plans, des intentions que vous croyez déceler, du montage, de la direction des acteurs, de la musique et de vos émotions de spectateur.

4 commentaires:

  1. Frantz est un film réalisé par François Ozon en noir et blanc, en 2016.
    Ce film retrace l'histoire d'un soldat allemand mort dans les tranchées en France. Lorsque sa fiancée, Anna, va fleurir sa tombe, elle observe la présence d'un jeune homme qui pleure sur celle-ci.
    Ce dernier se présente à elle comme étant un ancien ami de Frantz pendant la guerre.
    Ce film illustre différentes sortes de sentiments allant de la culpabilité au bonheur, en passant par le mensonge, puis le regret.
    Grâce au choix d'une projection en noir et blanc, ces sentiments sont démultipliés, et cela permet au spectateur de se plonger dans le côté obscur de l'histoire de Frantz, dans le mensonge.
    Le film présente aussi des passages en couleurs qui montrent les moments de bonheur, de gaieté, d'amour et d'amitié, entre Adrien et Frantz, ainsi que ceux entre Adrien et Anna.
    Malgré la réticence des parents de Frantz, vis à vis d'Adrien, ancien soldat français, au fil de l'histoire leur relation se transforme en une reconnaissance entre les deux oppositions politiques.
    Aussi, l'art prend une place importante dans le film. Par exemple, lorsque Adrien joue au violon sur la musique de Chopin, la maison de Frantz ainsi que ses parents semblent revivre. On a alors des instants de bonheur ressentis par tous les personnages. Les plans sont en couleur pour montrer aux spectateurs que malgré la douleur du deuil, la famille semble retrouver des moments de joie grâce à la musique leur faisant penser à Frantz.
    Enfin, le déroulement du film est plutôt plaisant pour le spectateur, mais on observe quelques longueurs pour certaines scènes.
    À la fin de la projection du film, le spectateur a tendance à se remettre en question sur les relations d'après guerre.

    Capucine.

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  2. unsere mütter unsere väter :génération war
    sortie : 17 mars 2013
    Réalisation :Philipp Kadelbach
    Scénario :Stefan Kolditz

    Génération war est une mini série allemande de 3 épisode retraçant l'histoire de 5 jeune allemand au cours de la seconde guerre mondiale :
    Wilhelm et Friedhelm Winter soldat Greta chanteuse Viktor un juif et Charlotte infirmière
    Après une dernière fête entre amis leur chemin se séparent et tous ce jure de ce retrouver au mème endroit pour Noël de l'année suivante avec l’espoir que la guerre soit finie.

    les relation entre les personnage sont intéressante et bien développé bien que certain soit un peu plus en retrait que d'autre. La série apporte une véritable réfléction sur les soldat de allemand et ce pourquoi il se battait nous montrant l’horreur des exaction commise pendant la guerre par le camp russe et allemand. Les personnage vont être extrêmement affecté tout au long de la série et leur état d'esprit va beaucoup changer. la série respecte plutôt bien l'époque représenté malgré quel que anachronisme .Les performance des acteur sont bonne et je trouve la VF extrêmement réussie . La série ne comporte que trait peu de scène de combat mais elle sont extrêmement réussie surpassant Band of Brothers.

    Je conseille vivement cette série aux amateurs de la période .

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  3. "Tu ne tueras point"
    Genre : Guerre, historique
    Réalisation : Mel Gibson (Etats-Unis)
    Sortie : 9 novembre 2016
    Interdit aux moins de 12 ans

    Synopsis : Lorsque la Seconde Guerre Mondiale éclate, Desmond Doss un jeune américain se retrouve confronté à un dilemme : il veut servir son pays comme n'importe lequel de ses compatriotes, mais la violence est incompatible avec ses principes moraux et ses convictions religieuses. Il s'oppose au fait de tenir une arme et de tuer. Pourtant, il s'engage dans l'infanterie en tant qu'infirmier. Ne pouvant renoncer à ses convictions, Desmond est durement méprisé par sa hiérarchie et ses camarades. Armé de sa foi et de son courage, il connaît l'enfer de la guerre, dont il devient un héros en sauvant de nombreuses vies qu'il ramène du champ de bataille une à une.

    Le film est scindé en deux parties distinctes. La première met en place le contexte historique, ainsi que la vie quotidienne du personnage principal depuis son enfance. Nous présentant les membres de sa famille, ses habitudes, sa personnalité et ses principes. La seconde est uniquement centrée sur le champ de bataille. Pour faire la transition entre les deux on observe Desmond évolué lors de son entraînement au camp militaire.

    Le réalisateur choisit de montrer la guerre de façon crue sans atténuer l'horreur de celle-ci. Aucun détail n'est laissé au hasard, chaque élément donne un effet réaliste qui enrichit le film (rats; cadavres déchiquetés; lances-flammes;...). La mort est omniprésente tout comme les tirs. Les plans d'échanges de tirs sont très longs, ils permettent de confronté le spectateur à une réalité passée qui provoque un sentiment de répulsion et d'effroi lorsqu'on voit les dégâts du carnage. L'omission du retour de Desmond dans sa famille à la fin du film n'est pas dérangeante, au contraire elle laisse libre imagination au spectateur. L'un des derniers plans du film est une plongée, montrant Desmond blessé à la jambe gauche, avec sa bible sur la poitrine, sur un brancard descendu d'une falaise par un système de poulie avec des cordes. La fin du film est annoncée par l'image de Desmond en martyr mais on lit sur son visage une souffrance heureuse, il vient d'accomplir l'exploit d'une vie celui de sauvés tous ses camarades sans utiliser la moindre arme à feu. Il gagne le respect de ses camarades, celui de sa famille, de sa hiérarchie, de son pays.

    Ce film tiré d'une histoire vraie permet de vivre la guerre à travers les yeux de Desmond et selon ses convictions.
    Je conseille vivement ce film très réaliste et poignant. Âmes sensibles s'abstenir !

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  4. Usual suspect

    Usual suspect, réalisé par Bryan Singer et sorti en 1995, fait partie des plus grands thrillers du cinéma. L’auteur du scenario n’est autre que Christopher McQuarrie (également scénariste des derniers mission impossible), ami d’enfance du réalisateur (tandem à qui on doit le premier Xmen en 2000) et ancien détective privé. Cela explique sans doute une partie du génie de l’intrigue. Le film a même été projeté à des policiers pour tester leur perspicacité. Car il vous en faudra de la perspicacité pour suivre le film dans son scénario hallucinant. Il a obtenu deux oscars : Kevin Spacey, son génie d’acteur ayant été révélé par ce second rôle et Christopher McQuarrie pour son scenario.
    Le titre est tiré d’une réplique de Casablanca (1942) « Amenez moi les suspects habituels ! ».
    Mais cette fois ci, ce n’est pas un crime habituel, pour reprendre le trailer du film. Kaiser Soze est devenu l’un des plus grands méchants du cinéma. La phrase le décrivant dans le film est tiré de Charles Baudelaire : « Le coup le plus rusé que le diable ai jamais réussi, c’est de faire croire au monde qu’il n’existait pas » . De quoi mettre l’eau à la bouche, non ?

    Le film est célèbre pour son twist final, mais là n’est pas tout l’intérêt du film. En effet, le réalisateur a choisi de montrer, dès l’ouverture, l’une des scènes capitales du film, comme dans d’autres films tel que memento (2000). On a bien du mal à découvrir qui se cache derrière ce crime et pour cause : les acteurs eux mêmes ont découvert le scénario au cours du tournage. L’expérience a même conduit à des disputes entre les acteurs, tous convaincu d’être le grand méchant… Et c’est ce qui fait selon moi le coup de genie du film : on est amené au cours du film à suspecter chacun des personnages et à établir des hypothèses qui, croyez moi, vont s’effondrer. Beaucoup disent que le film ne vaut pas le coup d’être revu, comme d’autres films à chutes telles que The Game (1997). Pourtant, le film, tant sa réalisation est fine, permet de découvrir des indices qui nous avaient échappés et permet de bien comprendre le scenario qui, qu’on se le dise, est un peu complexe. Si je vous conseille bien entendu ce film culte, il n’est toutefois pas à réserver pour une soirée tranquille, mais plutôt à regarder seul, concentré, car il va vous retourner le cerveau !

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